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Haut Conseil à l'Egalité entre les femmes et les hommes

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Fiches de synthèse

2010 : Bilan de la 4ème conférence mondiale sur les femmes, Pékin + 15

10 janvier 2010

La Quatrième conférence mondiale sur les femmes de Pékin

Entre 1975 et 1985, l’Organisation des Nations Unies (ONU) a organisé trois conférences mondiales sur les femmes : 1975 - Mexico, 1980 - Copenhague et 1985 – Nairobi, dans le cadre de la Décennie des Nations Unies pour la femme. En 1990, à l’occasion d’un premier bilan de cette Décennie, l’Assemblée générale de l’ONU a décidé d’organiser une quatrième Conférence mondiale sur les femmes à Pékin du 4 au 15 septembre 1995 – résolution 45/129.

La tenue de cette conférence s’est inscrite dans un cycle de sommets internationaux placés sous l’égide de l’ONU et axés autour des différents aspects du développement, considérés comme interdépendants :

Année Lieu Conférences et sommets Thèmes
1990 New York Sommet mondial sur les Enfants Bien-être des enfants
1992 Rio Sommet de la terre Protection de l’environnement
1993 Vienne Conférence mondiale sur les droits de l’Homme Respect des droits de l’Homme
1994 Caire Conférence internationale sur la Population et le développement Mesures de la démographie
1995 Copenhague Conférence mondiale sur le développement social Développement social
1995 Pékin Conférence mondiale sur les femmes Egalité entre femmes et hommes
1996 Istanbul Conférence sur les Etablissements humains Accès à l’Habitat
1996 Rome Sommet mondial de l’Alimentation Accès à l’alimentation

Une Déclaration et un Programme d’action de Pékin  ont été adoptés à l’issue de cette quatrième conférence mondiale sur les femmes.

Le Programme d’action de Pékin

Le Programme d’Action de Pékin (PAB), également appelé Plateforme d’action de Beijing, constitue une sorte de guide de l’action publique, aussi bien pour les organisations internationales que pour les gouvernements ou encore pour les acteurs et actrices de la société civile.

Le PAB rappelle que "l’égalité des femmes et des hommes relève des droits de l’Homme et c’est une condition de justice sociale" (Chapitre premier, §1). Il précise, par ailleurs, comme l’a fait la Conférence de Vienne sur les droits de l’Homme, en 1993, que les droits fondamentaux des femmes et des petites filles font inaliénablement, intégralement et indissociablement partie des droits fondamentaux de la personne.

Il définit deux objectifs majeurs :

L’autonomisation des femmes (women empowerment) : Le PAB vise à mettre en lumière les contributions des femmes dans la vie de la société et favoriser leur participation à la prise de décision dans tous les domaines – politique, économique, social et culturel. Il a pour objectif de promouvoir le partage des pouvoirs et des responsabilités entre les femmes et les hommes tant dans la sphère privée et familiale que dans la sphère publique, nationale et internationale.

L’intégration d’une perspective de genre (gender mainstreaming) : Afin d’accélérer et renforcer la mise en œuvre concrète de l’égalité entre les femmes et les hommes, l’élaboration des lois et des politiques publiques doit prendre en considération les besoins et les contributions des femmes et des hommes. Cette approche intégrée suppose également le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre afin de s’assurer que ces textes ou programmes n’entraînent pas de discriminations et d’inégalités.

Il identifie 12 domaines critiques (Chapitre III - §41 à 285) :

- la féminisation de la pauvreté ;
- l’accès inégal à l’éducation et à la formation des femmes et des filles ;
- l’accès inégal aux soins de santé et services sanitaires ;
- les violences à l’encontre des femmes ;
- les effets des conflits armés sur les femmes ;
- les inégalités dans le secteur économique ;
- le partage inégal du pouvoir et des responsabilités dans les instances de décision ;
- l’insuffisance des mécanismes de protection ;
- le non-respect des droits fondamentaux des femmes ;
- la diffusion d’images stéréotypées et l’accès inégal des femmes dans les médias ;
- les besoins et les contributions des femmes dans la protection de l’environnement ;
- la persistance des discriminations à l’encontre des petites filles.

Le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre du Programme d’action de Pékin

Suite à la Conférence de Pékin, en décembre 1995, l’Assemblée générale des Nations Unies (AGNU) décide que la Commission de la condition de la femme (CCF/CSW) sera chargée, à chaque session, de suivre et d’évaluer la mise en œuvre d’un ou plusieurs des 12 domaines critiques du PAB - résolution 50/203.

Tous les 5 ans, une évaluation de l’ensemble des domaines critiques est réalisée par l’ensemble des acteurs – organisations et institutions internationales, gouvernements et O.N.G. En 2000, ce bilan a été réalisé dans le cadre de la 23ème session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies, "les femmes en l’an 2000 : égalité entre les sexes, développement et paix pour le XXIe siècle". En 2005, pour Pékin+10, le suivi est effectué dans le cadre d’une session ordinaire de la CCF/CSW.

En 2010, pour Pékin+15, l’évaluation se fera dans le cadre de la 54ème session de la CCF/CSW, du 1er au 13 mars.

Pour plus d’informations :